DPE du Centre Ville à Le Beausset : bâti ancien et repères pour vendre ou louer
Au Centre Ville à Le Beausset, les 803 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements et de logements anciens. Les étiquettes C dominent, tandis que la proportion de passoires énergétiques reste proche de celle de la commune.

Le dossier énergétique du Centre Ville à Le Beausset repose sur 803 diagnostics géolocalisés, au sein d’un échantillon communal de 1 747 DPE. Ces observations permettent de décrire le bâti représenté, la distribution des étiquettes et plusieurs différences avec les résultats de la ville. Elles constituent des repères pour situer un logement avant une vente ou une location, mais ne remplacent pas ses propres caractéristiques énergétiques. Le quartier présente notamment une forte présence de constructions anciennes et une majorité d’appartements. Ce profil n’aboutit pourtant pas à une proportion élevée d’étiquettes F et G dans les diagnostics étudiés. Pour comprendre cette situation, il faut distinguer l’âge de construction, la classe DPE, la consommation par mètre carré et le coût annuel estimé : ces indicateurs décrivent des dimensions différentes.
Un bâti majoritairement antérieur à 1948 et surtout collectif
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Centre Ville) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 14 | 1,7 % |
| B | 116 | 14,4 % |
| C | 380 | 47,3 % |
| D | 187 | 23,3 % |
| E | 87 | 10,8 % |
| F | 15 | 1,9 % |
| G | 4 | 0,5 % |
La période de construction dominante est celle d’avant 1948 : elle représente 51,3 % des diagnostics du Centre Ville, contre 27,7 % à l’échelle de Le Beausset. Le caractère ancien du bâti apparaît donc nettement plus marqué dans le quartier. En élargissant l’observation aux constructions d’avant 1975, la proportion atteint 69,7 %. Les maisons individuelles ne représentent que 16,1 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. La surface médiane de 55 m², contre 69 m² pour la commune, complète ce portrait d’un échantillon composé de logements plus petits. Ces données ne renseignent toutefois ni les matériaux, ni l’état des équipements, ni les éventuels travaux réalisés. L’ancienneté constitue un élément de contexte, pas une preuve suffisante de mauvaise performance énergétique pour un logement donné.
- Avant 1948 : 51,3 % des diagnostics du quartier. Cette période dominante doit être prise en compte pour décrire le bâti, sans attribuer automatiquement une étiquette défavorable à chaque logement ancien.
- Avant 1975 : 69,7 % des diagnostics. Ce repère élargit la lecture de l’ancienneté, mais les données fournies ne permettent pas de détailler les caractéristiques constructives de ces logements.
- Maisons individuelles : 16,1 % de l’échantillon. Le reste correspond à des appartements ; pour situer une maison, il faut donc garder à l’esprit le profil principalement collectif des diagnostics analysés.
La classe C domine parmi les 803 DPE analysés
La distribution des étiquettes fait ressortir la classe C, avec 380 diagnostics. Elle devance la classe D, qui rassemble 187 diagnostics, puis la classe B, avec 116 diagnostics. Les autres résultats se répartissent entre 14 étiquettes A, 87 étiquettes E, 15 étiquettes F et 4 étiquettes G. Ce classement montre que le profil énergétique du quartier ne se résume pas à son ancienneté. Les logements construits avant 1948 sont majoritaires dans l’échantillon, mais les étiquettes les plus défavorables y restent peu nombreuses. Il serait néanmoins incorrect d’en déduire que tous les immeubles anciens ont été rénovés : aucun historique de travaux n’est fourni. De même, la répartition disponible ne croise pas l’étiquette avec l’année de construction ou le type de logement.
Par rapport à la ville : des passoires presque aussi fréquentes
La part des étiquettes F et G atteint 2,4 % au Centre Ville, contre 2,5 % pour l’ensemble de Le Beausset. Ces proportions sont proches : elles ne justifient pas de présenter le quartier comme nettement différent de la commune sur ce seul critère. Les autres indicateurs donnent une lecture plus contrastée. La consommation médiane s’établit à 154 kWh/m²/an dans le quartier, contre 145 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est pourtant inférieur, à 884 € contre 994 €. La surface médiane est également plus faible, avec 55 m² contre 69 m². Ces résultats portent sur des médianes distinctes : ils ne décrivent pas nécessairement un même logement et ne permettent pas d’attribuer précisément l’écart de coût à la seule surface.
- Ancienneté : 51,3 % de bâti d’avant 1948 dans le quartier, contre 27,7 % dans la commune. C’est une différence importante de composition, mais pas une comparaison directe des performances de chaque génération de bâtiments.
- Consommation : 154 kWh/m²/an en médiane locale, contre 145 kWh/m²/an à l’échelle communale. Un coût annuel plus bas ne signifie donc pas ici une consommation médiane par mètre carré plus faible.
- Coût annuel estimé et surface : 884 € et 55 m² dans le quartier, contre 994 € et 69 m² dans la ville. Ces repères doivent être présentés ensemble, sans reconstruire artificiellement le DPE d’un logement médian.
Vendre : situer le bien sans lui attribuer la moyenne du quartier
Pour préparer une vente au Centre Ville, l’intérêt de ces données est de replacer le DPE du logement dans un contexte local documenté. Une étiquette C correspond à la classe la plus représentée, avec 380 diagnostics, mais cela ne suffit pas à établir la valeur du bien ou son attractivité. Un logement classé F ou G appartient à une catégorie moins fréquente dans l’échantillon ; son résultat mérite une présentation claire plutôt qu’une dilution dans les statistiques du quartier. Le vendeur peut distinguer l’étiquette réelle, la consommation indiquée et le coût annuel estimé du logement. Il doit également éviter de transformer les 884 € de coût médian local en estimation propre au bien. Aucun élément fourni ne permet de chiffrer une incidence du DPE sur le montant de vente.
Louer : examiner le diagnostic individuel et le budget estimé
Pour un projet de location, la médiane locale de 884 € peut servir de point de comparaison, mais ne constitue ni une facture prévisible ni un engagement sur les dépenses du futur occupant. L’examen doit porter sur les informations propres au logement proposé, notamment sa surface et son diagnostic, plutôt que sur le seul profil du Centre Ville. La consommation médiane de 154 kWh/m²/an rappelle aussi l’intérêt de distinguer le budget annuel et l’indicateur rapporté à la surface. Les faits disponibles ne contiennent aucun calendrier réglementaire ni détail sur la situation juridique d’un bien : ils ne permettent donc pas de conclure à sa possibilité de mise en location. Pour un logement F ou G, la faible fréquence locale de ces classes ne dispense pas de vérifier les règles applicables.
Questions fréquentes
Le bâti ancien du Centre Ville est-il nécessairement mal classé au DPE ?
Non, les données ne permettent pas cette assimilation. Les constructions d’avant 1948 représentent 51,3 % des diagnostics, tandis que la classe C est la plus fréquente avec 380 résultats. Les classes F et G totalisent 19 logements diagnostiqués. En revanche, l’absence de croisement entre âge et étiquette empêche de connaître précisément la performance des seuls logements anciens ou de déduire leur historique de rénovation.
Le Centre Ville consomme-t-il moins que l’ensemble de Le Beausset ?
Pas selon l’indicateur médian rapporté à la surface : il atteint 154 kWh/m²/an dans le quartier, contre 145 kWh/m²/an dans la commune. Le coût annuel médian estimé est toutefois plus bas, à 884 € contre 994 €, avec une surface médiane également inférieure. Ces indicateurs ne sont pas interchangeables et ne suffisent pas à comparer deux biens sans examiner leurs diagnostics respectifs.
Peut-on utiliser les statistiques du quartier pour vendre ou louer un logement ?
Oui, comme éléments de contexte, mais pas comme substitut au DPE individuel. Les 803 diagnostics permettent notamment de situer une étiquette dans la distribution locale et de comparer certains indicateurs avec ceux de la commune. Ils ne permettent ni de fixer une valeur de vente, ni de garantir un budget énergétique, ni de déterminer à eux seuls si un logement peut être mis en location.